May 29 2011

Tranches de vie

Published by Benj under Divers

Le mois de Mai tire à sa fin. J’ai quelques peu délaissé cette plateforme et n’ai pas donné beaucoup de nouvelles. Il doit y avoir des périodes.
La vie à Grenoble suit son cours et comme partout, c’est l’été avant l’heure.

Pas mal de déplacements au cours des mois écoulés (toujours un peu de Maroc, de la Norvège, dans le grand nord pour changer, et Paris l’éternelle)… et je suis sur le départ pour une semaine californienne. Ca contribue sans doutes aux trous dans l’espace temps constaté au cours des mois dernier. Une semaine de déplacement, c’est finalement une raison de plus de ne pas organiser le WE à venir.

Alors ça n’a pas empêché un petit WE au chalet de la Grande Montagne en Nord Belledonne ou une virée au Mont Granier il y a peu… je vous le fait en photos parce que c’est sans doutes plus facile pour moi :-)

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Mar 07 2011

Et nous voilà en Mars

Published by Benj under Belledonne, Divers, Montagne

Un post valise pour un contenu difforme sans queue ni tête, la mienne étant trop grillée au doux soleil des glaciers pour structurer tout ça.

Depuis notre retour d’Inde, le temps est passé à toute vitesse. Deux petits WE pleins de parisiens, où il a fallu tenter de trouver de la neige dans la montagne qui n’en déborde pas cette année. C’est toujours chouette de retrouver les copains dans un cadre différent de celui de notre vécu commun (Brest, Paris ou Singapour).

Pas trop de WE en montagne, soit pour cause de météo toute pourrie, soit de garde intempestive, soit tout simplement de fatigue généralisée. J’ai passé pas mal de temps à droite et gauche pour le boulot (Paris / Caen / Roumanie / Maroc) et je dois me faire un peu plus vieux chaque année parce que je trouve ça fatiguant.

Et puis ce WE, j’ai finalement fait mon sport pour le mois. Un petit couloir Sud-Est aux Grands Moulins Samedi, pas très technique, juste un peu raide et étroit (4.3 – 45°), que ça soit à la montée ski sur le sac ou à la descente ski aux pieds… il ne faut pas vouloir faire de la grande courbe dans l’étroiture. Neige correcte contre toute attente. Ca a été pour moi un décrassage qui m’a complètement vanné sous un grand soleil. (Topo sur Skitour)
Et en enchainant sur le Taillefer avec le frérot dimanche, j’étais bon pour bien dormir en fin de WE. Très bonnes conditions dans le Pas de la Mine (pas de crampons, juste piolet et skis sur sac). Et magnifique vue au sommet, du Mont Aiguille au Mont Blanc, je ne vais pas souvent vers le Sud et ça change un peu la perspective… pas de photos car pas d’appareil photo avec moi… (Topo sur Skitour)

Ahh… ça fait du bien de rechausser les skis de rando, de finir le WE des ampoules plein les pieds et la peau qui tire.

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Jan 22 2011

Vacances au Sud de Bombay – Goa / Hampi

Published by Benj under Divers

Nous avons une petite semaine de vacances avant notre retour dans le froid français.

Nous prenons donc un train en compagnie de sieur Polap à 6h50 le 1er Janvier, bien décidés à récupérer de notre courte nuit pendant les 12 heures de trajet.

Une bonne grosse sièste, quelques parties de cartes et un casse-dalle plus tard, nous voilà à Goa. Ancienne province portugaise, le coin nous étonne tout de suite : partout, des crèches illuminées, des décorations de Noël et des petits Jésus attendant la venue des rois mages ! On ne l’aurait jamais attendu !

Les promenades sont partagées entre églises baroques blanches comme neige à l’extérieur et tout en or au niveau du retable, et plages, cocottiers, mango lassi et farniente le long de la côte.

Les photos de Goa, terre d’églises

Polap continue son périple plus au Sud. Nous prenons pour notre part notre bus de nuit qui nous emmène à Hampi. 5h de trajet et 6h de retard plus tard, nous voilà sur place… plus que surprenant !
Le lieu est magique ! Des collines parsemées de rochers ronds et rouges. Des lacs pour réhausser les couleurs… et des temples de partout pour éveiller l’imagination et nous faire nous poser des questions. Nous adorons nous promener à vélo ou à pieds dans le secteur. Des temples, des bas reliefs, un éléphant, un mango lassi (sorte de yahourt à boire à la mangue), d’autres temples là-bas sur les collines… quel lieu irréel !

Les photos d’Hampi

Nous retournons ensuite vers Goa pour 2 jours de farniente pur jus sur une plage dessinée pour les catalogues du Club Med. Le programme est simple : dodo, jus de fruits frais, une petite baignade, une balade sur la plage, une petite dorade grillée aux chandelles, les pieds dans le sable et rebelote. Ca fait du bien de se poser ainsi!

Les photos de Goa Terre de Plages

Il nous faudra bien retourner vers Mumbai, et nous passons une dernière journée avec Djavid et Tasneem avant de nous envoler vers notre destinée (avec quelques heures de retard à l’arrive, celà va de soi, un train raté, un hébergement d’urgence chez Chewb et Barbie à Lyon…. l’arrivée sur Grenoble le lundi matin pour attaquer le travail a été quelque peu épique).

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Jan 22 2011

Un mariage à l’indienne

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La période des fêtes a été bien différente cette année des autres années. Outre les traditionnels festins de Noël en famille, nous sommes en effet retourné en Inde sitôt Noël passé pour aller fêter le mariage de notre ami Djavid à Bombay en Inde.

On voulait du dépaysement, on a été servi !

Mis à part le fait de se retrouver dans ce pays fous, dans son trafic, avec ses vaches, ses taxis, ses rickshaws, ses saris et son bordel ambiant, il faut bien avouer que les 4 jours de mariage n’ont pas manqué de rajouter un peu d’exotisme à tout cela.

Jour premier : nous sommes conviés en tenue informelle dans une grande pièce où la famille est rassemblée. Tout le monde (sauf nous) est en saris ou en tenues blanches avec petit chapeau pour les hommes. Les mariés arrivent, en sari pour tasneem, en tenue style Prince of Persia pour Djav, avec une chouette frange dorée pendouillant devant ses yeux. Nous verrons plus tard qu’elle aura son importance. Beaucoup de photos, des cadeaux, le thé est servi etc. Nous n’en perdons pas une miette. Après le déjeuner (5 ou 6 plats, dont de la glace aux noix de Pécan en entrée, du poulet trop bon et quelques pièges culinaires qui ne manquent pas de parsemer ce genre de découvertes), les amis du marié sont réunis : il nous faut maintenant négocier combien Djavid va devoir payer au frère de la marié pour que cette dernière accepte de dénouer la fameuse frange et que le mariage soit enterriné… Mise à prix initiale, une parure de diamant et le frère ne voulant que négocier en hindi ou en gujarati. On est bien barrés…
2 à 3h de négociation acharnée plus tard, nous finissons la négo en arrivant sur une somme aux chiffres symboliques… la tension peut retomber, n’étant pas familier avec ces traditions, il est toujours difficile de savoir quelles sont les règles du jeu, a quoi à-t-on droit dans la négo (coup bas / chantage / dévalorisation de la mariée ?)… Drôle de mise en jambe ! Tout est bien qui fini bien, Tasneem dénoue la frange et Djavid offre des bagues toutes brillantes ! Vive les mariés !

Jour second : la cérémonie commence théoriquement à 10h52 (heure symbolique)… bon, on est en Inde tout de même et on a bien dû avoir quelques dizaines de minutes de retard ; peu importe. Les femmes des deux familles se tirent la bourre pour terminer en premier le pilage du curcuma. Celui-ci est ensuite mélangé à de l’eau pour donner un pâte jaunâtre. Les proches des mariés y trempent les doigts et prennent un malin plaisir à en étaler sur les visages, bras, jambes, torses des mariés.
Comme il se doit, la situation dégénère, et ce sont bientôt 30 personnes qui s’envoient de la bouillie jaunâtre sur la figure, un petit cousin va acheter des oeufs pour compléter le tableau, les seaux d’eau volent ; on sait encore rigoler par ici ! Pendant le reste de l’après-midi, atelier henné pour les femmes, et les hommes tapent le carton.

Jour troisième : Aujourd’hui, nous voilà tous habillés à l’indienne ! Saris ou tunique pour les filles, kerta (tunique sur pantalon particulier) pour les hommes. Tout ça a un petit air de bal masqué (sans compter le maquillage à l’indienne pour les filles). Nous retrouvons Djavid, Tasneem et tous les invités, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Aussitôt l’imam partit, les séparations disparaissent et on se retrouve pour manger tous ensemble. Après le dîner, séance cadeaux pour les mariés. Avec photos de circonstance. On notera les figures imposées par le photographe officiel ; Djavid le pied sur un trône, Djavid regardant pensivement Tasneem etc. On sera là avec grand plaisir pour déconcentrer et faire rire Djav pendant les (longues) séances de pose.

Jour quatrième : Dernier jour ! C’est également le 31 Décembre. Habillés sur notre 31 (costards / robes), nous faisons sensation dans le coin le plus en vue de Delhi (à côté du Taj Mahal, devant la Gateway of India, Arc de Triomphe du crû). Nous embarquons tous sur un bateau décoré réservé pour l’occasion : nous passerons la fin d’après-midi et le début de soirée dans la baie de Bombay ! Les mariés commencent par offrir un petit cadeau à chacun ! On en est gênés ! Puis, nous insistons pour que les mariés ouvrent le bal sur une valse “à la Française”… nous nous improvisons premier ou second violons, Djavid s’improvise danseur (hop, ça, c’est fait!). Suite de la soirée sur la pont, avec sono et sunlights des tropiques. Musique Bollywood ou derniers tubes interplanétaires, tout y passe, les français sont ébahis par les mouvements de danse à l’indienne… on essaie d’apprendre, on donne tout ce qu’on a, on se marre bien surtout !

Retour en début de soirée sur la terre ferme ; cette journée se termine au bar de l’hotel Taj Mahal, a siroter les cocktail de l’endroit. Djavid et Tasneem partent en nuit de noce dans le-dit hôtel et nous enprofitons pour rentrer dans le quartier où nous logeons. Nous sommes pile dans les temps pour faire la teuf avec les habitants du quartier, dans la rue. C’est du grand n’importe quoi, on invente des danses “françaises” qu’on leur apprends et ils tentent de nous enseigner des derniers moves tendance. Hilarité générale !

Un train nous attends le 1er à 6h50 du matin pour notre semaine de vacances à venir…
Les photos du Mariage de Djav et Tasneem sont ici.

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Jan 15 2011

Bonne Année 2011

Published by Benj under Divers


Hello à tous et comme il se doit, bonne année à vous. Je ne sortirai ma prose légendaire cette année et en resterai à ces très sobres et néanmoins très sincères voeux de bonne année.

Je dernier post datant de Septembre, il faut bien avouer que je n’ai plus forcément de le réflexe de revenir partager quelques mots par ici. Non pas qu’il ne soit rien passé en cette fin d’année; un long WE marocain, un peu de montagne, des virées à Marseille ou Lyon (pour une fameuse soirée Gauloise…). Quelques photos ici pour vous mettre en appétit.

Mais la fin d’année fut surtout marquée, outre les fêtes de Noël, par un voyage en Inde (encore un ?), pour fêter comme il se doit le mariage de Djavid et Tasneem… et puis pour se balader un peu en bonus. Vous aurez droit aux récits et photos sous peu… promis.

Que cette année vous apporte beaucoup de bonheur, et s’ils ne vous apparaissent pas de manière éclatante, j’espère que que vous trouverez le courage d’aller chercher les petits bonheurs là où ils se cachent chaque jour.

A bientôt.

Benjamin

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Oct 21 2010

Inde 3 – Khajuraho – Varanasi – New Delhi

Published by Benj under Inde

Le dernier épisode de la trilogie tant non attendue : De Khajuraho à Delhi.
Les photos de Khajuraho / Varanasi / Delhi
Le trajet de Udaipur à Khajuraho nous prends 24h… gloups. Au moins, on aura le temps de se faire des copains dans le train. On y parlera beaucoup société et mariages à l’indienne… le sujet est central pour beaucoup de nos interlocuteurs ; et ils envient souvent un modèle plus “à l’occidental” (ie. où l’on choisit son mari/sa femme).

Khajuraho est réputé pour ses temples datant du XIème siècle environ… et notamment pour les positions pour le moins suggestives des personnes gravées dessus. On a également le droit à diverses scènes, éléphants à la guerre, musiciens etc. mais il faut bien avouer que le grand jeu est de trouver les tableaux érotiques, voir complètement pornographiques. Il faudra parfois quelques minutes de discussion entre nous pour bien comprendre à qui appartient quelle jambe et quel bras. On a un peu censuré les photos… il y a du hard.

Un train de nuit de plus nous conduit à Varanasi. Le train de nuit en classe sleeper, qu’est-ce que c’est :
Des “compartiments” de 8 lits traversés par un couloir en son milieu. A gauche du couloir, deux lits superposés. A droite du couloir, 2 fois 3 lits superposés. De gros ventilateurs tournent au plafond, pour éloigner chaleur et moustiques. En journée, les deux lits du milieu sont repliés pour former une banquette en bas où tout le monde peut s’asseoir. Globalement, on est toujours bien tombés, avec des gens sympas, et prêts à nous aider en cas d’incompréhension ou de petits soucis. Nous, on a adoré.

Varanasi est ville sacrée en Inde. Le Gange y coule, et ses eaux marronâtres sont au coeur de toutes les attentions. On se promène de ghâts en ghâts (les escaliers qui descendent sur les eaux sacrées), pour y découvrir des personnes qui s’y lavent, qui y fonts quelques ablutions… ou qui se font incinérer. Il y a un côté voyeur dans ces promenades au coeur de la vie de tous les jours de ces personnes, mais ça permet également de découvrir une culture qui est vraiment différente de la notre. Et on s’en rend bien compte. Les toutes petites ruelles derrière les ghâts sont généralement bloquées par une vache ou leur bouses… il n’y a pas plus authentique :-)
On se paie un petit tour en barque histoire de changer de point de vue et de voir flotter autour de nous cadavres de vaches et de chèvres. Sympa, mais ça passe un peu l’envie de boire l’eau sacrée… une pure affaire pour attraper un sacrée coulante à mon avis. On a été à peu près épargnés jusque là, on s’en passera donc.

C’est encore un train de nuit qui nous amène à Delhi, chez Vishal, un indien contacté sur internet et chez qui nous allons passer deux nuits. Ca nous permet de voir une autre frange de la population, plus éduquée, et volontiers critique face au gouvernement et à l’Inde en général.

A Delhi, outre se battre avec les rickshaws pour qu’ils nous fassent payer des tarifs corrects, on va gratter le mémorial de Gandhi, visiter un ou deux forts et une mosquée qui traînent dans le coin, et surtout compléter notre collection de pashmina, kashmir et autre pure soie en laine de chameaux qu’on a constitué tout au long du trajet. On en profite pour vérifier l’avancée des travaux entrepris pour les jeux du Common Wealth… les athlètes ont surtout intérêt à être champions de natation dans la boue.

Et puis voilà, les vacances sont finies, la maîtresse nous rappelle à l’école, alors on va être sages et obéir de peut de se retrouver au piquet (tout en gardant au fond de la tête qu’indien vaut mieux que deux tu l’auras) (il fallait la placer… désolé).

Les photos de Khajuraho / Varanasi / Delhi

Bilan :
C’était chouette ! Beaucoup moins dur que ce à quoi je m’attendais, la pauvreté omniprésente qu’on m’avait contée n’est pas pire qu’ailleurs. Les indiens sont souvent sympathiques et amicaux, avec un certain respect de l’étranger. Il en résulte pas mal de rencontres sympas et toujours marrantes.
Les trains font également partie de l’aventure en proposant le moyen de transport le plus agréable, malgré ses heures de retard réglementaires. C’est aussi un lieu de rencontres et l’occasion de se frotter aux queues (tas?) de réservation des billets.
On retiendra la nourriture, parfois trop épicée, mais le plus souvent excellente.
On retiendra les turbans, les saris, les piercings, les ascètes, les musulmans, les sikhs, les vaches sacrées, les rickshaws, les jolies indiennes et les couleurs criardes.
Et puis évidement de beaux bâtiments, le Taj Mahal, la ville de Jaisalmer, de Jodhpur ou les ghâts de Pushkar.
Pas du tout d’insécurité perçue et, le plus souvent de la bienveillance.
On garde aussi en mémoire ce slalom improbable entre des vaches, assis à côté d’un chauffeur de bus agile et sympathique nous expliquant dans son anglais plus que rudimentaire : “OK, OK, escape cow ! OK OK” tout en maintenant le pied au plancher et en rasant de près les saints symboles de fertilité.
On a apprécié les temples érotiques de Khajuraho, les crémations de Varanasi, les bazars rangés par corporation, les drôles de choix de couleur pour les étoffes (couleurs non accordées, type rose, jaune, rouge, bleu, mauve), sont autant d’autres éléments à ajouter à la liste.
Pas de mauvaises rencontres si ce n’est les moustiques et les taureaux en rut dans les micro-ruelles de Varanasi.

Bref, un bien joli voyage sans tension entre nous, avec les trois dimensions du voyage abordées : paysages (assez peu, sauf vers le désert du Thar), bâtiments et culture (évidemment, et partout) et enfin, le plus important, contact humain.

We’ll be back ! (Et plus vite que vous ne pouvez le croire… les billets sont déjà pris…)

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Oct 14 2010

Inde 2 – Jaisalmer – Jodhpur – Udaipur

Published by Benj under Inde

Et voilà, puisque je me suis motivé à faire l’épisode 1, je me dois de continuer sur les suivants. Dictature de la bienséance.

Le départ de Pushkar fut épique. Une pluie battante, de nuit, avec Ingrid malade. Le bus arrive dans la nuit noire, et nous devons passer dans la rue qui s’est transformée en torrent pour rejoindre le bus. On abandonnera une tong dans l’affaire, mais nous voilà au sec dans le bus de nuit. Nous arrivons au petit matin à Jaisalmer la jaune. La chaleur est profonde, torride. Le désert du Thar n’est pas bien loin. La ville et le fort sont surprenants, tenant autant de notre antique Carcassonne de part le fort (sauf que, comble du raffinement, les remparts sont ici tout en courbes et en rondeurs), que des palais de milles et une nuit si on regarde les fines sculptures ornant forts et maisons, balcons, tourelles, fenêtre et patios. Si jolie soit la ville, la chaleur en demeure assez dure à supporter et les siestes de l’après-midi s’imposent. Un petit tour dans le désert du Thar, histoire de tâter du dromadaire (non ! ce n’est pas un chameau, nom d’une pipe !).

Notre premier train de nuit nous emmène à Jodhpur, la bien nommée ville bleue. Comme son nom l’indique, toutes les nuances de bleu sont homologuées pour couvrir les murs des maisons. Le tout surmonté d’un fort énorme perché en haut d’un falaise. Ils ne faisaient pas les choses à moitié les bonhommes… On visite le fort, tout en se faisant dévisager par les locaux. C’en est parfois même impressionnant. On apprécie la ville bleue, les éléphants au détour d’un bazar du centre ville, les bazars à tout va, les patisseries recouvertes de feuille d’argent et les samosas curry potatoe de la mort qui tue. Cette ville me donne aussi l’inspiration de m’accorder à la mode locale et de me promener en arborant une magnifique moustache du plus bel effet (qui sera d’ailleurs rasée dès le lendemain).

Dernière étape du deuxième tier du parcours, Udaipur. La ville romantique, calée entre ses reliefs et son lac. Avec ses palais construits sur l’eau, et son palais de ville en décrépitude. Les visites nous font parcourir des salles richement décorées, mais sans aucun unité les unes avec les autres… étonnant. Chic, on y voit même le turban le plus long du monde, bizarrerie de plusieurs dizaines de mètre de long, que personne ne mettra jamais sur sa tête mais qui a le mérite d’exister…

Remarques sur le second tiers du voyage :
- Jaisalmer est vraiment une ville impressionnante. Les sculptures sont grandioses, le fort est classe. Baissez juste un peu le chauffage et ce sera parfait.
- le butter chicken mangé pour 5€ dans un resto grand luxe de Jodhpur est une tuerie.
- le train de nuit, c’est cool ! Pas de dos d’âne, un lit à peu près plat, toujours des copains pour discuter même quand on veut pas. Le panard.

Les photos de Jaisalmer, Jodhpur et Udaipur sont par là.

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Oct 07 2010

Inde – Episode 1 – Agra (de morue) – Fatehpur Sikri – Jaipur – Pushkar

Published by Benj under Inde

Long time no speak” comme on dit au pays des cow-boys.
Mon dernier article laissait planer l’éventualité de plus d’exotisme pour les mois à venir.
Sans plans pour les vacances fin Juillet, nous achetons des billets d’avion pour New Delhi. Départ le 20 Août. Il n’y a pas de programme, pas d’itinéraire… et ni le temps pour regarder en avance. En avant !

L’Inde ! On m’en a promis une claque. Je l’attends de pied ferme. En sons, en images, en odeurs, la claque s’il vous plait !

Pour éviter un post trop long à écrire comme à lire, il y en aura 3, avec chacun un petit bout du voyage.

Cliquez ici pour avoir les photos de Agra / Fatehpur Sikri / Jaipur / Pushkar

Commençons donc par le commencement…

Le départ avait été quelque peu précipité. La tête un peu encombrée de petits problèmes de boulot… la préparation ne fut pas excessive.

L’arrivée à New Delhi sous la mousson fut un peu fatigante… mais après une journée à échapper aux rabatteurs et à travailler notre programme dans la ville en pleins travaux (because les jeux du Commonwealth dans 40 jours), nous réussissons à construire un itinéraire pour les 3 semaines à venir. Alea Jacta Est !

Train pour Agra. Agra, le Taj Mahal. On peut mourir en paix après avoir vu les lignes pur du mausolée tout de marbre vêtu. C’est également l’occasion de s’habituer à poser pour les photos à la demande des indiens rencontrés… ça durera pendant tout le voyage.

C’est à Fatehpur Sikri non loin de là que nous choisissons ensuite de poser le camp. On y appréciera la quiétude de la belle mosquée rouge en fin de journée, les rencontres avec les gens sympas. Un peu moins les klaxons perpétuels sous les fenêtres de notre chambre… on apprends le métier ! Le Palais du crû est également un bel ensemble où il fait bon se balader tranquillement.

Le bus nous amène à Jaipur (NB: les vaches qui stationnent, stoïques au milieu de l’autoroute, pas de problème. L’autoroute à contre-sens non plus.).
Dans cette ville plus importante, nous passons un long moment à flâner dans les nombreux bazars, organisés par corporations (les marchands de robinet avec les marchands de robinet, les sculpteurs de marbres de leur côté…) et on fini la journée au cinéma le plus kitsch du monde pour un Bollywood 100% hindi. Lever de rideau, le spectacle commence. Il a lieu dans la salle. Le public crie, rugit, à l’apparition d’un logo ou d’un nom d’acteur, la salle s’enflamme. On crie, on rie. On en a la larme à l’œil avant même la première bande annonce.

C’est ensuite vers Pushkar petite ville posée sur le bord d’un lac sacré que nous nous dirigeons. Les ghâts (escaliers descendant vers le lac sacré), de la verdure, et la guest-house du paradis nous permet de nous poser un peu (mais aussi de tomber un peu malade…).

Le premier tiers du voyage est passé ; remarques :
- Les vaches sacrées, c’est bien le bordel. De vaches sacrées à sacrées bouses, il n’y a qu’un pas que nous franchirons allègrement en mettant les pieds dedans.
- Les saris, c’est classe.
- Le ciné à l’indienne, ça c’est du spectacle !

Les photos de Agra / Fatehpur Sikri / Jaipur / Pushkar

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Aug 12 2010

Pointe de la Traversière et Grande Sassière

Published by Benj under Vanoise

On profite du grand bleu prévu ce WE pour s’échapper en Vanoise, tout proche de l’Italie. Bivouac sur un parking” dixit Mlle I. (ma version est plutôt : “bivouac trop beau à côté d’un petit lac, avec une vue pas trop moche, et à 3 min de la voiture“… à vous de choisir la votre en vous aidant des photos…).

La nuit fut fraiche… trop fraiche… et le lever très matinal, si bien que les heures de sommeil nous manquent.

Départ (trop tôt) pour la Pointe de la Traversière, via une randonnée glacière pas trop dure qui nous amène en Italie et termine par un peu d’arrête rocheuse juste avant le sommet à 3340m. Des bouquetins au petit matin, quelques crevasses pas bien méchantes, la belle Tsanteleina à droite, et un cadre magnifique, entre hauts alpages verts, lacs bleus et sommets enneigés.

La fin de la journée se passera à sièster sur notre lieu de bivouac, à côté du petit lac. Belle fin de journée dans la quiétude du lieu et coucher de soleil sur la Grande Motte et la Grande Casse.

Mieux préparés, la nuit fût meilleure, mais le lever tout aussi matinal. Direction la Grand Sassière, observée la veille depuis le sommet. Ca monte sec dès le début. Et le chemin de crête est long, avec vue magnifique sur la vallée. Par contre, étant là aux semaines les plus chaudes de l’année (enfin, c’est ce qu’on croit… nous, on s’est caillés sévère), toute l’ascension peut se faire à pied sec sur les rochers… un peu de déception, on n’a même pas à chausser les crampons pour rigoler un peu… surtout qu’on se caille tout le long dans les nuages.
On monte quand même au sommet (à 3750m) avant de redescendre rapidos pour picnic en des lieux moins tourmentés (ah oui, on s’est aussi pris vent et neige au sommet… miam, c’est ça qu’est bon… vive la canicule !).

Heureusement qu’on a pris le soleil plus que de raison le samedi !

Les photos

(Une rumeur court et dit que le(s) prochain(s) post(s) risque(nt) d’être plus exotique(s)).

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Jul 23 2010

Un WE entre Ecrins et Avignon

Published by Benj under Ecrins

La Révolution à eu la bonne idée de se faire à cette date et je prends avec plaisir mes premiers jours de congés depuis Octobre pour rallonger le WE. (Et que je m’en vais rassurer Clem)

Direction Avignon pour le festival… mais par le chemin des écoliers, en passant par la Berarde, un petit bivouac à côté du refuge Temples-Ecrins, un réveil (trop) matinal, une montée à 3400m au col de la Temple via un petit bout de glacier, une redescente dans l’après-midi.

Le second soir, bivouac au milieu de nul part, entre Ecrins et Matheysine, entre un troupeau de vaches, un arbre et l’Obiou au loin, et avec coucher de soleil sur le Sud-Vercors (et oui, vous l’apprendrez tôt ou tard, dans un lieu de bivouac, il faut absolument avoir une belle vue… sans ça, ce n’est pas validé par le comité de direction). Journée dans les jolies gorges de la Méouge, à se baigner, siester et bouquiner, journée glandouille quoi, comme on les aime…c’était sans compter sur un réveil d’Ingrid vers 17h… “et si on allais grimper à Orpierre, c’est pas loin…“. Bon, si tu insistes, ça me va. Direction Orpierre pour 3h de grimpe avant de retourner dans les gorges pour le diner et le bivouac sur sable fin s’il vous plait.

Et le WE suit son cours à Avignon, entre représentations (Instant promotionnel des copains : allez voir “Apartés” à l’occas’), discutailles avec les potos et grasses matinées bien grasses chez Béné notre bonne Samaritaine du cru.

Les photos de l’embardée volontaire

Vivement les vacances !

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